Viens voir les comédiens!

Viens voir les comédiens
Voir les musiciens
Voir les magiciens
Qui arrivent
— Charles Aznavour

La fébrilité et l’effervescence sont palpables à ESPACE GO aujourd’hui!

Pourquoi?

Parce que cet après-midi et ce soir (et cette nuit peut-être), c’est la générale de la soirée-hommage consacrée à Louise Marleau. Une dernière répétition avant le gros show!

Les musiciens sont déjà installés. La cheffe d’orchestre distribue les partitions. Dans quelques minutes, ils seront prêts à jouer… J’entends déjà quelques mesures de trompette au loin.

Les techniciens continuent à préparer la salle, la scène, l’éclairage, le son, etc.

Des collègues préparent des cartons aide-mémoires pour chacun des artistes du spectacle, juste au cas où. D’autres finalisent le programme de la soirée.

Ne manquent plus que les comédiens… Même si certains n’ont que quelques lignes de texte à dire, c’est tout de même important de répéter afin de les dire au bon moment! Non?

En terminant, voici à quoi ressemblait notre salle vendredi dernier. Regardez en haut, à gauche. Oui oui, c’est le soleil! Saviez-vous que nous avions des fenêtres dans la salle?

 

Le meilleur de la craie

Êtes-vous venu à ESPACE GO récemment? Alors vous avez sans doute remarqué le tableau noir près du vestiaire.

Chaque soir, les spectateurs sont invités à y gribouiller un message ou un dessin à la craie, lequel disparaîtra après quelques semaines, à la toute fin du spectacle.

Suite à la pièce UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR), avant que tout ne disparaisse sous l’éponge, mon collègue Éric Senécal et moi-même avons décidé de garder une trace de ces œuvres éphémères. Nous vous présentons donc quelques échantillons tirés du tableau.

Et vous, quelle trace auriez-vous laissée?

(Cliquez sur une photo pour démarrer le diaporama.)

Le meilleur de la craie | Édition 1

Une artiste, deux heures, une seule fois : la soirée-hommage

Imaginez ceci : monter un spectacle de deux heures avec une cinquantaine d’artistes, en un mois et demi seulement, pour une présentation… unique. Oui, un soir seulement. C’est un peu fou, non? Et pourtant, c’est exactement ce que propose la soirée-hommage d’ESPACE GO. Une belle preuve du caractère si éphémère du théâtre!

Cet événement-bénéfice annuel est entièrement consacré à un grand artiste. Ou plutôt à UNE grandE artistE (ESPACE GO est d’abord et avant tout un théâtre féministe, ne l’oublions pas!) Parmi ses membres, le club sélect des honorées compte, entre autres, Janine Sutto, Françoise Faucher, Rita Lafontaine, Monique Miller, Andrée Lachapelle et Clémence DesRochers.

Motus et bouche (presque) cousue

Vous comprendrez que puisqu’il s’agit d’un événement unique et que ça doit demeurer une surprise pour l’artiste honorée, je ne peux pas trop en révéler sur le spectacle du 31 mai prochain, sous peine de terribles représailles. (Cependant, en privé, en échange d’une crème glacée trempée dans le chocolat, je serais peut-être prêt à parler…)

Voici tout de même quelques détails sur la préparation de cette soirée, histoire de ne pas passer pour un radin. Cette année, le spectacle, conçu par Ginette Noiseux (notre directrice) et mis en scène par Serge Denoncourt, rendra hommage à une grande actrice, aussi belle que talentueuse : Louise Marleau.

Une riche carrière de plus de 50 ans comme la sienne mérite d’être soulignée. Théâtre, télévision, télé-théâtre (vivement le retour des Beaux Dimanches!), cinéma… Voilà beaucoup de matière à fouiller pour en extraire les moments les plus mémorables.

La comédienne a été rencontrée à quelques reprises afin d’en apprendre davantage sur elle, de l’entendre raconter ses souvenirs et parler de ses rôles marquants. Ces rencontres ont permis d’orienter les recherches et, bien sûr, les choix finaux pour le spectacle.

Et pour mettre de l’ordre dans tout ça, il est nécessaire d’avoir un bon outil d’organisation : le mur de liège! Y sont épinglés une centaine de cartons sur lesquels apparaissent, pour chaque moment de la soirée, le nom du numéro, la personne qui l’écrit, les artistes qui y participent, etc. Cela permet, en un coup d’œil, de « voir » la soirée-hommage. À vue de nez, ça me semble excellent! (Notez que la photo est volontairement floue. Un secret, c’est un secret.)

La soirée n’aura lieu que dans deux semaines. (Certains diraient plutôt : « Quoi!?! Dans deux semaines?!? Déjà! » C’est selon.) Il faudra donc être patient avant d’en savoir plus sur son contenu, à moins que vous ne m’invitiez au bar laitier… D’ici là, il m’est tout de même permis de vous parler du spectacle de l’an passé!

À 50 ans, on mérite bien une fête spéciale!

En juin dernier, la 16e soirée-hommage ne rendait pas hommage à une artiste en particulier. En effet, elle était plutôt vouée à l’École nationale de théâtre du Canada (ÉNT) qui fêtait ses 50 ans. Le spectacle, intitulé pour l’occasion L’ÉCOLE DES FEMMES, comptait plusieurs numéros mémorables, dont un extrait du spectacle musical CHANTE AVEC MOI :

Chante!
Oui je chante
Chante!
Avec moi

Un sacré ver d’oreille, je vous le jure! Un an plus tard, je me surprends encore parfois à fredonner le refrain en boucle (car je ne connais pas le reste de la chanson)! Mémorable que je vous disais… Avez-vous déjà assisté à ce spectacle? Êtes-vous pris avec le même « problème » que moi?

Un autre numéro était très touchant. Sur scène, la chorale de l’ÉNT. Dirigeant ces voix, dos à nous, Catherine Gadouas, la cheffe de chœur. Cette musicienne enseigne depuis de nombreuses années à l’École et est très appréciée de ses élèves. Un scénario parfait pour un petit hommage bien mérité!

Durant le numéro de chant, alors que la cheffe de chœur (qui ne se doutait de rien) menait la chorale, celle-ci s’est séparée pour laisser apparaître la mère de Catherine : Andrée Lachapelle elle-même venue livrer un vibrant mot (j’oserais dire « d’amour ») à sa fille, lui rappelant à quel point elle était fière d’elle et ce, devant plus de 300 personnes. Un très joli moment!

En terminant, je vous pose le question : si vous aviez à concocter une soirée-hommage, à quel(le) artiste serait-elle consacrée?

Une campagne flambant neuve

Je promets, je promets
Que la journée qui s’en vient
Est flambant neuve
Avec pas d’casque

Nous pourrions en dire autant de notre campagne publicitaire 2012-2013. Cela fait des semaines que nous pensons et préparons cette campagne dont le visuel se déclinera sous plusieurs formes : affiches, brochure, communiqués, annonces, etc. Pas facile de se réinventer dans la continuité… mais c’est un défi que nous tentons de relever.

Après des semaines d’échanges d’idées entre nous et l’équipe de Cossette (qui réalise nos campagnes depuis plusieurs années), après une rencontre avec tous les artisans de la campagne, la séance photo s’est finalement tenue dans un studio ultra-secret pas très loin du Théâtre.Violette Chauveau, David Boutin, Sophie Cadieux

Étaient alors présents Carl Lessard (notre photographe), le maquilleur, le styliste, le coiffeur, l’équipe de Cossette, mes collègues des communications et… pas moi. On m’a juré qu’on m’avait pourtant envoyé une invitation, mais qu’elle a dû se perdre dans la poste. Je suis sceptique.

Bien sûr, vous vous en doutez, les visages de la saison 2012-2013 d’ESPACE GO se trouvaient aussi à la séance photo. Si j’emploie le terme visage, c’est pour ne pas trop en dévoiler en révélant le nom et le sexe de nos modèles. Un visage, c’est anonyme et unisexe.

Propositions

Vous connaissez le proverbe : la photo ne fait pas le moine. Voilà pourquoi à partir des trois clichés choisis parmi des centaines, l’équipe de Cossette a préparé quelques propositions de campagne en jouant avec les photos et en intégrant l’écriture (titre et crédits) à celles-ci.

Et aujourd’hui, ils nous ont présenté ce qui pourrait, éventuellement, orner notre devanture durant la saison prochaine. Qu’est-ce que ce sera? Au moment d’écrire ces lignes, je n’en sais rien, car c’est un vrai secret d’État! S’il le faut, je viendrai au Théâtre la nuit pour voir ces images. À moins qu’on ne me les montre délibérément. Dans ce cas, je dormirai paisiblement.

MISE À JOUR : À 15h24 hier, on m’invitait à pénétrer au cœur du quartier général, c’est-à-dire la cuisine, là où se déroulaient les délibérations au sujet des différentes propositions. J’ai enfin vu, et j’y suis même allé de mes commentaires. J’ai bien dormi.

Cette campagne flambant neuve sera dévoilée au grand public lors du lancement de saison le 15 août prochain…

À quoi ça tient?

Je vous parlais la semaine dernière de l’exposition À QUOI ÇA TIENT?, qui accompagne le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR).

Voici une jolie présentation avec Rose-Anne Tuduri-Vermersch, la créatrice de l’œuvre, et Evelyne de la Chenelière, l’auteure de la pièce.

Point par point, l’œuvre se crée

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C’est une proposition satellite qui n’illustre pas la pièce d’Evelyne et d’Alice, mais qui se tient depuis des mois et silencieusement à ses côtés.
— Rose-Anne Tuduri-Vermersch

Quand vous viendrez assister à la pièce, vous remarquerez sans doute une exposition particulière dans le café-bar. Si vous ne la voyez pas, deux explications sont possibles :

  1. Vous êtes un vrai de vrai auditif;
  2. Il y a tant de monde devant l’exposition que du haut de vos 5’2’’, vous n’arrivez pas à distinguer les œuvres.

Dans le cas de la première option, je ne peux rien pour vous. Dans le cas de la deuxième, attendez la fin du spectacle, alors que la foule se dissipe. Vous aurez alors la chance d’entr’apercevoir (oui, c’est un vrai verbe) l’exposition en question.

Cette installation est l’œuvre de Rose-Anne Tuduri-Vermesch, une artiste française qui brode à la main. Pour la petite histoire, Rose-Anne et Evelyne de la Chenelière se sont rencontrées à Paris l’an dernier, à l’invitation de Ginette Noiseux qui voyait dans leur travail une filiation artistique.

Tout en elles s’interroge : comment vivre avec les autres? Leurs démarches en font pour moi deux jumelles artistiques. Tout dans leur travail est à la fois jeu et engagement. C’est de bonheur dont elles y parlent, d’un bonheur qui ne se perçoit ni ne s’imagine entier, qu’on ose croire et vouloir possible malgré les doutes et les inquiétudes.
— Ginette Noiseux

Evelyne a alors raconté l’histoire D’UNE VIE POUR DEUX à Rose-Anne, qui s’en est inspirée pour créer son œuvre.

Point par point, tissu par tissu

L’exposition est composée de 78 petits carrés de tissu, sur lesquelles sont brodées point par point de minuscules lignes, à la manière d’un prisonnier marquant les jours sur le mur de sa cellule. Il y a cependant une exception à la règle : une forme différente apparaît sur l’un des tableaux. Saurez-vous la trouver? C’est comme Où est Charlie

On m’a raconté que Rose-Anne n’a pas choisi ses 78 tissus d’un coup, mais qu’elle allait plutôt les acheter un par un, en s’inspirant du précédent. (Selon moi, elle habite à côté d’un Fabricville en France.) Bref, c’est simple, sans prétention et pourtant magnifique.

Avez-vous vu l’exposition? Quelles ont été vos impressions? Racontez-nous…