Le théâtre, un art éphémère

éphémère [efemεre]
adj. Qui est de courte durée, qui n’a qu’un temps.

Ce que j’aime du théâtre, c’est que chaque représentation est unique.

Ça se passe toujours ici et maintenant, avec les spectateurs dans la salle.

Si tu es là, tant mieux. Sinon, tant pis.

Et contrairement à un film ou à un disque, une pièce de théâtre a une durée de vie bien définie.

Exemple illustré du dernier spectacle de la saison

Des bouts de bois et des toiles.

C’est tout ce qui reste de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE.

Ça et quelques souvenirs, bien sûr.

Voici donc quelques photos du décor, avant et après la dernière représentation :

Avant

La Fureur de ce que je pense Photo Caroline Laberge

Après

La Fureur Bois Photo Hubert Larose St-Jacques
Le décor en pièces détachées (photo prise depuis l’hélicoptère ESPACE GO).

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La Fureur Tableaux  Photo Hubert Larose St-Jacques
Des toiles (de la chambre de Sophie Cadieux) qui attendent un lift vers notre entrepôt, pour un repos bien mérité.

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Pour voir d’autres photos de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, cliquez ici.

De votre côté, quelles impressions, quels images, quels moments du spectacle gardez-vous en mémoire?

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Hypnose et entrevues

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Je ne voudrais pas paraître GOcentrique et prêcher pour ma paroisse, mais…

Suite aux répétitions des derniers jours, les commentaires qu’on entend dans le Théâtre sont plutôt positifs au sujet de la pièce à venir. Je n’en dirai cependant pas plus, car malgré mon don d’hypnotiseur, je ne veux pas fausser votre jugement.

La semaine dernière, je vous parlais du décor. En utilisant mes talents de Messmer, j’ai finalement réussi à convaincre les autorités théâtrales de me laisser publier une photo! Si ça, ce n’est pas une belle image révélatrice, dites-moi ce que c’est! Cliquez dessus, ce sera encore plus gros! Magie!

Entrevues

Dans le peu de temps qu’il reste avant la première du spectacle à ESPACE GO, entre les répétitions, les artisans sont appelés à rencontrer les journalistes.

Voici une liste partielle des articles et entrevues déjà parus :

Et gardez l’œil ouvert, d’autres articles devraient paraître dans les prochains jours…

La chair et autres fragments de l’amour

Une petite note en terminant : le texte de la pièce paraîtra bientôt chez Leméac sous le titre La chair et autres fragments de l’amour.

Si vous avez de la difficulté à trouver le livre, imprimez cette photo et montrez-la au libraire. Il saura quoi faire. Après tout, c’est son métier.

Plein de projets à venir…

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Maintenant que CANNIBALES est terminé, que faisons-nous au Théâtre? Nous jouons au Yathzee™!

Mais non… En fait, nous planchons sur de nombreux projets : UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR), la soirée-bénéfice et la préparation de la saison 2012-2013.

Pour les prochains billets de blogue, je vous propose un aperçu de ce qui nous attend au cours des semaines (et des mois) à venir. Aujourd’hui : notre troisième production de la saison.

UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR)

C’est déjà le dernier spectacle de la saison!

Depuis le début de la semaine, des centaines de techniciens s’activent à monter le décor. Comme l’a écrit mon collègue Luc, « c’est haut, c’est large et c’est beau. Bien hâte de le voir s’animer. » J’aimerais bien vous montrer une photo afin de vous partager mon enthousiasme! Mais je vous garde la surprise… Arrêtez d’insister, je ne vous dévoilerai rien! C’est assez, j’ai dit.

On parle parle jase jase du décor (même si on en révèle peu), mais le texte, lui? D’abord, comme vous le savez peut-être, c’est librement inspiré du roman UNE VIE POUR DEUX de Marie Cardinal, la mère d’Alice Ronfard, la metteure en scène du spectacle. En somme, Evelyne s’inspire de Marie, la mère d’Alice qui dirige Violette, Jean-François et Evelyne sur scène. On se comprend?

Violette et Jean-François incarnent un couple (Simone et Jean). Ils sont en voyage. Un jour, ils découvrent une femme morte sur la plage, Mary, jouée par Evelyne. Intrigant, non?

Résumé de cette façon, ça me rappelle Bruce Willis dans LE SIXIÈME SENS. Sauf qu’ici, on sait dès le début qu’elle est décédée… Avez-vous vu le film? Sinon, je viens de vous révéler le punch. Désolé.

Au moment d’écrire ces lignes, j’entends la voix de stentor de Jean-François! En effet, les acteurs répètent pour la première fois dans la salle principale. Ils y seront pour deux semaines, avant la première. C’est plutôt rare de pouvoir bénéficier d’autant de temps de répétition dans le décor, car l’horaire de la saison est plutôt serré. Les acteurs auront donc la chance de bien s’accoutumer à l’espace de jeu et Alice pourra ainsi continuer à peaufiner sa mise en scène, pour notre plus grand bonheur!

Nous aurons la chance de nous reparler du spectacle bientôt.

Un mot sur le Festival du Jamais Lu

Pour son rôle de marraine de la campagne de financement du Festival du Jamais Lu, Ginette a reçu un magnifique bouquet de fleurs qui trône maintenant… sur mon bureau.

Alors depuis mercredi, ces fleurs égayent mes journées. Ça, ça fait viril pas à peu près.

Voilà comment ça se passe dans un théâtre féministe…!

Final bâton

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Permettez-moi de citer une bibitte verte bien connue du public québécois : « Maman, c’est fini…! »

Eh oui, déjà. À peine quatre jours après la première, c’était la dernière de CANNIBALES. Mais pas une dernière ordinaire après laquelle on se demande « Où jouons-nous la prochaine fois? Paris? Moscou? Pyongyang? » Non, la question qui flottait ressemblait plutôt à « Quand allons-nous détruire le décor? » Parce que CANNIBALES, c’est terminé, final bâton. Quel honneur et quel bonheur d’avoir été l’hôte de ce spectacle lors de son ultime tour de piste, six ans après sa création!

Ça n’arrive qu’à la dernièreSéverine, Éric et Claire à la corde

Comme cela arrive parfois lors d’une dernière représentation, les comédiens se sont joué quelques tours durant la représentation, mais rien de trop méchant, rassurez-vous!

Par exemple, lors d’une scène où tous les interprètes se déplacent lentement dans l’espace le temps d’une chanson, David et Thomas, respectivement metteur en scène et directeur technique, sont également entrés sur scène comme si de rien n’était, à la surprise des comédiens!

Je n’avais aucune idée quoi faire! C’est pour ça que je me suis juste assis sur le sofa, l’air penseur.
— Thomas, cannibale d’un soir

Les comédiens ont dû redoubler d’effort afin de garder leur concentration face à ces intrus. Dans la salle, j’imagine que les spectateurs se demandaient bien qui pouvaient être ces deux personnages qu’ils n’ont vus qu’une seule fois durant tout le spectacle!

Personnellement, j’aurais adoré voir David ou Thomas entrer en scène comme Tarzan, agrippé après la corde. Pas sûr que les interprètes auraient su garder leur sang-froid!

Étiez-vous là samedi? Êtes-vous restés médusés de voir apparaître David et Thomas? Ou avez-vous déjà été témoins de ce genre de tours? Racontez-nous…

Le décor est sorti du Saran Wrap!

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Ça y est, le décor de CANNIBALES est sorti de son Saran Wrap!

Quelques techniciens sont arrivés de la France samedi afin de participer à ce montage franco-canadien. Aujourd’hui, ils étaient environ une dizaine à s’activer afin que les comédiens puissent investir la scène dès que possible.

Parlant de comédiens, le reste de l’équipe européenne a traversé l’Atlantique cette nuit. Line et Johannie sont allées les accueillir à l’aéroport plus tôt ce matin. Elles en sont revenues enthousiastes!

En tout cas, c’est vraiment une super belle gang!   — Johannie

Après un peu de repos, une petite répétition devrait avoir lieu ce soir, mais rien de trop intense. En effet, il ne faut pas oublier que tout ce beau monde est encore sur le décalage horaire…! D’autres répétitions sont prévues pour demain et mercredi matin avant la première de mercredi soir.

Et bonne nouvelle : j’ai retrouvé la guitare qui apparaît sur l’affiche de CANNIBALES!

Mais je cherche encore le feu.

Le décor avant les Français!

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C’est hier qu’un immense camion s’est stationné devant le Théâtre. Il transportait un énorme container dans lequel le décor de CANNIBALES se cachait depuis quelques semaines déjà. Après avoir traversé l’océan Atlantique, c’est chez nous qu’il amarrait!

Dans notre bureau, Véronique a attiré l’attention de tout le monde en s’exclamant «Ah mon Dieu! Venez voir ça, c’est vraiment impressionnant!» Elle parlait de la manœuvre la plus périlleuse du transport : l’entrée, de reculons, dans l’étroit débarcadère d’ESPACE GO…

C’est ainsi que Véronique, Johannie et moi, devant la fenêtre de nos bureaux, avons assisté à l’exploit du chauffeur de 18 roues. Pendant ce temps, Éric, notre directeur technique, et quelques techniciens ont risqué leur vie pour stopper la circulation sur Saint-Laurent (car le camion prenait toute la place). Debouts au milieu du boulevard, le bras tendu, ils ont réussi à stopper des milliers de voitures avec la force de leur pensée. Des vrais superhéros! Malheureusement, nous n’avons pas de photo à l’appui pour prouver qu’ils possèdent réellement des pouvoirs surnaturels… Meilleure chance la prochaine fois les gars.

Et puis, le décor, il est beau? Si vous aimez le Saran Wrap, oui, il est magnifique.

Vous avez vu la longueur de ce camion?