On se retrouve pour une fin de semaine culturelle

Salut!

Comment vas-tu? Est-ce que je t’ai manqué?

Allez, ne sois pas gênée… Même un oui à peine audible murmuré du bout des lèvres me comblerait.

Laisse-moi te reposer la question autrement : as-tu pensé à moi ces dernières années?

Moi, oui. Pas tous les jours, mais presque. J’ose le dire, je me suis ennuyé de toi.

Pourquoi est-ce que je t’écris aujourd’hui, après toutes ces saisons passées loin l’un de l’autre? Simplement pour te rappeler notre folle promesse d’adolescence. Te souviens-tu? On s’était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, mêmes pommes.

Eh bien voilà, l’heure des retrouvailles a enfin sonné! Je sais que je suis dernière minute, mais es-tu libre en fin de semaine? Sinon, attendre un autre dix ans serait décourageant.

J’ai pensé à deux activités à faire ensemble. Dis-moi ce que tu en penses.

L’Épicerie musicale

Présenté lors des Escales improbables, L’Épicerie musicale est un kiosque agrico-musical qui propose aux clients d’acheter des fruits, des légumes et des chansons d’une vingtaine d’artistes dont Yann Perreau, Dany Placard et Amylie.

Jérôme Minière et Marie-Pierre Normand, qui ont tous les deux collaboré à la pièce LE DERNIER FEU au Théâtre ESPACE GO l’hiver dernier, tiennent la barre de ce marché tout à fait inusité en collaboration avec Tristan Malavoy et de trois producteurs agricoles. D’ailleurs, Jérôme Minière travaillera encore à GO cette saison pour le spectacle LA VILLE.

Le journal Métro parlait justement de L’Épicerie musicale aujourd’hui :

L’épicerie musicale est ce concept absolument charmant imaginé par Jérôme Minière. L’idée : on réunit 24 artistes musicaux (Minière, Yann Perreau, Alaclair Ensemble, Forêt, Groenland et on en passe) et 3 agriculteurs, qui joignent leurs forces pour offrir des produits du terroir sous forme de fruits et légumes… et de pièces téléchargeables auquel on aura accès en se procurant, pour la somme de 0,99$, un de ces «légumes musicaux». Une façon résolument sympathique de découvrir les artisans d’ici. Une nouveauté cette année: samedi et dimanche à 16 h, Tristan Malavoy s’entretiendra avec des représentants des cultures maraîchère et chansonnière pour faire l’analogie entre les problématiques vécues par les deux. Ça promet aussi!

L’Épicerie musicale de Jérôme Minière Image © Marie-Pierre Normand

Dessin de Marie-Pierre Normand, tiré de la page Facebook de L’Épicerie musicale.

C’est quand? Vendredi 6 et samedi 7 septembre de 13 h à 19 h, dimanche 8 septembre de 13 h à 17 h 30.

Berlin appelle

Du côté du Goethe-Institut, Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière, auteure en résidence à ESPACE GO, présentent la déambulation vidéo-théâtrale Berlin appelle en compagnie de Catherine De Léan et Marc Fortier.

Sur le site du Goethe-Institut, les deux artistes décrivent la raison de leur attachement envers la ville de Berlin :

Le syndrome de Stendhal, à l’origine, définit le phénomène par lequel, exposé à une abondance d’œuvres d’art, un voyageur se retrouve face à sa conception artistique et à la grandeur des œuvres.
Stendhal l’a vécu à Florence, et nous l’avons vécu à Berlin.
Au contact de cette ville et de sa frénésie, notre perception de l’art, de la liberté, de la communauté, de la famille et de la mémoire, entre autres, s’en est trouvée irrémédiablement ébranlée.

Ça promet, non?

Le journal Voir s’est entretenu cette semaine avec Evelyne et Daniel.

J’ai hâte de te retrouver, chère amie, pour notre fin de semaine culturelle tant attendue. Si tu ne me reconnais pas après toute ces années, sache que je serai facile à repérer : je porterai un jeans bleu.

P.S. L’emploi du féminin pour désigner une personne dans cette lettre n’a d’autres fins que celle d’alléger le texte.

Une campagne flambant neuve

Je promets, je promets
Que la journée qui s’en vient
Est flambant neuve
Avec pas d’casque

Nous pourrions en dire autant de notre campagne publicitaire 2012-2013. Cela fait des semaines que nous pensons et préparons cette campagne dont le visuel se déclinera sous plusieurs formes : affiches, brochure, communiqués, annonces, etc. Pas facile de se réinventer dans la continuité… mais c’est un défi que nous tentons de relever.

Après des semaines d’échanges d’idées entre nous et l’équipe de Cossette (qui réalise nos campagnes depuis plusieurs années), après une rencontre avec tous les artisans de la campagne, la séance photo s’est finalement tenue dans un studio ultra-secret pas très loin du Théâtre.Violette Chauveau, David Boutin, Sophie Cadieux

Étaient alors présents Carl Lessard (notre photographe), le maquilleur, le styliste, le coiffeur, l’équipe de Cossette, mes collègues des communications et… pas moi. On m’a juré qu’on m’avait pourtant envoyé une invitation, mais qu’elle a dû se perdre dans la poste. Je suis sceptique.

Bien sûr, vous vous en doutez, les visages de la saison 2012-2013 d’ESPACE GO se trouvaient aussi à la séance photo. Si j’emploie le terme visage, c’est pour ne pas trop en dévoiler en révélant le nom et le sexe de nos modèles. Un visage, c’est anonyme et unisexe.

Propositions

Vous connaissez le proverbe : la photo ne fait pas le moine. Voilà pourquoi à partir des trois clichés choisis parmi des centaines, l’équipe de Cossette a préparé quelques propositions de campagne en jouant avec les photos et en intégrant l’écriture (titre et crédits) à celles-ci.

Et aujourd’hui, ils nous ont présenté ce qui pourrait, éventuellement, orner notre devanture durant la saison prochaine. Qu’est-ce que ce sera? Au moment d’écrire ces lignes, je n’en sais rien, car c’est un vrai secret d’État! S’il le faut, je viendrai au Théâtre la nuit pour voir ces images. À moins qu’on ne me les montre délibérément. Dans ce cas, je dormirai paisiblement.

MISE À JOUR : À 15h24 hier, on m’invitait à pénétrer au cœur du quartier général, c’est-à-dire la cuisine, là où se déroulaient les délibérations au sujet des différentes propositions. J’ai enfin vu, et j’y suis même allé de mes commentaires. J’ai bien dormi.

Cette campagne flambant neuve sera dévoilée au grand public lors du lancement de saison le 15 août prochain…

À quoi ça tient?

Je vous parlais la semaine dernière de l’exposition À QUOI ÇA TIENT?, qui accompagne le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR).

Voici une jolie présentation avec Rose-Anne Tuduri-Vermersch, la créatrice de l’œuvre, et Evelyne de la Chenelière, l’auteure de la pièce.

Point par point, l’œuvre se crée

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C’est une proposition satellite qui n’illustre pas la pièce d’Evelyne et d’Alice, mais qui se tient depuis des mois et silencieusement à ses côtés.
— Rose-Anne Tuduri-Vermersch

Quand vous viendrez assister à la pièce, vous remarquerez sans doute une exposition particulière dans le café-bar. Si vous ne la voyez pas, deux explications sont possibles :

  1. Vous êtes un vrai de vrai auditif;
  2. Il y a tant de monde devant l’exposition que du haut de vos 5’2’’, vous n’arrivez pas à distinguer les œuvres.

Dans le cas de la première option, je ne peux rien pour vous. Dans le cas de la deuxième, attendez la fin du spectacle, alors que la foule se dissipe. Vous aurez alors la chance d’entr’apercevoir (oui, c’est un vrai verbe) l’exposition en question.

Cette installation est l’œuvre de Rose-Anne Tuduri-Vermesch, une artiste française qui brode à la main. Pour la petite histoire, Rose-Anne et Evelyne de la Chenelière se sont rencontrées à Paris l’an dernier, à l’invitation de Ginette Noiseux qui voyait dans leur travail une filiation artistique.

Tout en elles s’interroge : comment vivre avec les autres? Leurs démarches en font pour moi deux jumelles artistiques. Tout dans leur travail est à la fois jeu et engagement. C’est de bonheur dont elles y parlent, d’un bonheur qui ne se perçoit ni ne s’imagine entier, qu’on ose croire et vouloir possible malgré les doutes et les inquiétudes.
— Ginette Noiseux

Evelyne a alors raconté l’histoire D’UNE VIE POUR DEUX à Rose-Anne, qui s’en est inspirée pour créer son œuvre.

Point par point, tissu par tissu

L’exposition est composée de 78 petits carrés de tissu, sur lesquelles sont brodées point par point de minuscules lignes, à la manière d’un prisonnier marquant les jours sur le mur de sa cellule. Il y a cependant une exception à la règle : une forme différente apparaît sur l’un des tableaux. Saurez-vous la trouver? C’est comme Où est Charlie

On m’a raconté que Rose-Anne n’a pas choisi ses 78 tissus d’un coup, mais qu’elle allait plutôt les acheter un par un, en s’inspirant du précédent. (Selon moi, elle habite à côté d’un Fabricville en France.) Bref, c’est simple, sans prétention et pourtant magnifique.

Avez-vous vu l’exposition? Quelles ont été vos impressions? Racontez-nous…

Et puis, cette première?

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Le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR) – je sais, c’est un long titre – est finalement commencé depuis mardi dernier. Ouf! On respire un peu… En effet, les semaines avant et pendant la première sont toujours bien remplies. Voilà d’ailleurs la raison de mon silence blogual, et je vous en demande pardon.

Sommes-nous maintenant réconciliés? Parfait!

Et puis justement, comment s’est passée cette première?

(Excellente question, merci de la poser.)

Merveilleusement bien!!

Mercredi dernier, soir de la première médiatique, l’accueil a été tout simplement incroyable. Les spectateurs ont été très touchés par la pièce et ont offert une ovation debout aux comédiens et à Alice Ronfard dès le noir final.

Cette réaction semble d’ailleurs trouver écho dans plusieurs critiques parues depuis les derniers jours : Le DevoirMonThéâtre.qc.ca, Le Journal de Montréal, Québec Spot Média, Sors-tu.ca.

Mais mercredi dernier, cet accueil chaleureux nous a ravis!

Enfin, comme tout soir de première qui se respecte, une petite fête a eu lieu après la représentation. Et pour le souper, puisque la pièce se déroule en Irlande, nous avons décidé de servir un plat populaire là-bas : le fish’n chips!

Si ça, ce n’est pas un concept incroyable, dites-moi ce que c’est!

En somme, ce fut une belle première. J’ai déjà hâte à la prochaine… à l’automne 2012!

Hypnose et entrevues

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Je ne voudrais pas paraître GOcentrique et prêcher pour ma paroisse, mais…

Suite aux répétitions des derniers jours, les commentaires qu’on entend dans le Théâtre sont plutôt positifs au sujet de la pièce à venir. Je n’en dirai cependant pas plus, car malgré mon don d’hypnotiseur, je ne veux pas fausser votre jugement.

La semaine dernière, je vous parlais du décor. En utilisant mes talents de Messmer, j’ai finalement réussi à convaincre les autorités théâtrales de me laisser publier une photo! Si ça, ce n’est pas une belle image révélatrice, dites-moi ce que c’est! Cliquez dessus, ce sera encore plus gros! Magie!

Entrevues

Dans le peu de temps qu’il reste avant la première du spectacle à ESPACE GO, entre les répétitions, les artisans sont appelés à rencontrer les journalistes.

Voici une liste partielle des articles et entrevues déjà parus :

Et gardez l’œil ouvert, d’autres articles devraient paraître dans les prochains jours…

La chair et autres fragments de l’amour

Une petite note en terminant : le texte de la pièce paraîtra bientôt chez Leméac sous le titre La chair et autres fragments de l’amour.

Si vous avez de la difficulté à trouver le livre, imprimez cette photo et montrez-la au libraire. Il saura quoi faire. Après tout, c’est son métier.