Lancement & biscottes!

La salle est prête!

Ce soir, nous recevons nos abonnés pour le dévoilement de la saison 2012-2013!

Il y a une petite excitation dans l’air, car c’est la première fois que nous présentons la programmation au public! Et quand je dis « nous présentons », je veux dire Ginette, seule sur son tréteau…

Ça, c’est de la biscotte!

De notre côté, nous avons préparé les (milliers de) bouchées. Regardez-moi cette table! Martha Stewart serait fière de nous! Pas mal, hein?

Enfin, pour le lancement médiatique, nous vous donnons rendez-vous le 15 août prochain. Mais pour tout de suite, nous avons des invités à accueillir!

Une artiste, deux heures, une seule fois : la soirée-hommage

Imaginez ceci : monter un spectacle de deux heures avec une cinquantaine d’artistes, en un mois et demi seulement, pour une présentation… unique. Oui, un soir seulement. C’est un peu fou, non? Et pourtant, c’est exactement ce que propose la soirée-hommage d’ESPACE GO. Une belle preuve du caractère si éphémère du théâtre!

Cet événement-bénéfice annuel est entièrement consacré à un grand artiste. Ou plutôt à UNE grandE artistE (ESPACE GO est d’abord et avant tout un théâtre féministe, ne l’oublions pas!) Parmi ses membres, le club sélect des honorées compte, entre autres, Janine Sutto, Françoise Faucher, Rita Lafontaine, Monique Miller, Andrée Lachapelle et Clémence DesRochers.

Motus et bouche (presque) cousue

Vous comprendrez que puisqu’il s’agit d’un événement unique et que ça doit demeurer une surprise pour l’artiste honorée, je ne peux pas trop en révéler sur le spectacle du 31 mai prochain, sous peine de terribles représailles. (Cependant, en privé, en échange d’une crème glacée trempée dans le chocolat, je serais peut-être prêt à parler…)

Voici tout de même quelques détails sur la préparation de cette soirée, histoire de ne pas passer pour un radin. Cette année, le spectacle, conçu par Ginette Noiseux (notre directrice) et mis en scène par Serge Denoncourt, rendra hommage à une grande actrice, aussi belle que talentueuse : Louise Marleau.

Une riche carrière de plus de 50 ans comme la sienne mérite d’être soulignée. Théâtre, télévision, télé-théâtre (vivement le retour des Beaux Dimanches!), cinéma… Voilà beaucoup de matière à fouiller pour en extraire les moments les plus mémorables.

La comédienne a été rencontrée à quelques reprises afin d’en apprendre davantage sur elle, de l’entendre raconter ses souvenirs et parler de ses rôles marquants. Ces rencontres ont permis d’orienter les recherches et, bien sûr, les choix finaux pour le spectacle.

Et pour mettre de l’ordre dans tout ça, il est nécessaire d’avoir un bon outil d’organisation : le mur de liège! Y sont épinglés une centaine de cartons sur lesquels apparaissent, pour chaque moment de la soirée, le nom du numéro, la personne qui l’écrit, les artistes qui y participent, etc. Cela permet, en un coup d’œil, de « voir » la soirée-hommage. À vue de nez, ça me semble excellent! (Notez que la photo est volontairement floue. Un secret, c’est un secret.)

La soirée n’aura lieu que dans deux semaines. (Certains diraient plutôt : « Quoi!?! Dans deux semaines?!? Déjà! » C’est selon.) Il faudra donc être patient avant d’en savoir plus sur son contenu, à moins que vous ne m’invitiez au bar laitier… D’ici là, il m’est tout de même permis de vous parler du spectacle de l’an passé!

À 50 ans, on mérite bien une fête spéciale!

En juin dernier, la 16e soirée-hommage ne rendait pas hommage à une artiste en particulier. En effet, elle était plutôt vouée à l’École nationale de théâtre du Canada (ÉNT) qui fêtait ses 50 ans. Le spectacle, intitulé pour l’occasion L’ÉCOLE DES FEMMES, comptait plusieurs numéros mémorables, dont un extrait du spectacle musical CHANTE AVEC MOI :

Chante!
Oui je chante
Chante!
Avec moi

Un sacré ver d’oreille, je vous le jure! Un an plus tard, je me surprends encore parfois à fredonner le refrain en boucle (car je ne connais pas le reste de la chanson)! Mémorable que je vous disais… Avez-vous déjà assisté à ce spectacle? Êtes-vous pris avec le même « problème » que moi?

Un autre numéro était très touchant. Sur scène, la chorale de l’ÉNT. Dirigeant ces voix, dos à nous, Catherine Gadouas, la cheffe de chœur. Cette musicienne enseigne depuis de nombreuses années à l’École et est très appréciée de ses élèves. Un scénario parfait pour un petit hommage bien mérité!

Durant le numéro de chant, alors que la cheffe de chœur (qui ne se doutait de rien) menait la chorale, celle-ci s’est séparée pour laisser apparaître la mère de Catherine : Andrée Lachapelle elle-même venue livrer un vibrant mot (j’oserais dire « d’amour ») à sa fille, lui rappelant à quel point elle était fière d’elle et ce, devant plus de 300 personnes. Un très joli moment!

En terminant, je vous pose le question : si vous aviez à concocter une soirée-hommage, à quel(le) artiste serait-elle consacrée?

Point par point, l’œuvre se crée

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C’est une proposition satellite qui n’illustre pas la pièce d’Evelyne et d’Alice, mais qui se tient depuis des mois et silencieusement à ses côtés.
— Rose-Anne Tuduri-Vermersch

Quand vous viendrez assister à la pièce, vous remarquerez sans doute une exposition particulière dans le café-bar. Si vous ne la voyez pas, deux explications sont possibles :

  1. Vous êtes un vrai de vrai auditif;
  2. Il y a tant de monde devant l’exposition que du haut de vos 5’2’’, vous n’arrivez pas à distinguer les œuvres.

Dans le cas de la première option, je ne peux rien pour vous. Dans le cas de la deuxième, attendez la fin du spectacle, alors que la foule se dissipe. Vous aurez alors la chance d’entr’apercevoir (oui, c’est un vrai verbe) l’exposition en question.

Cette installation est l’œuvre de Rose-Anne Tuduri-Vermesch, une artiste française qui brode à la main. Pour la petite histoire, Rose-Anne et Evelyne de la Chenelière se sont rencontrées à Paris l’an dernier, à l’invitation de Ginette Noiseux qui voyait dans leur travail une filiation artistique.

Tout en elles s’interroge : comment vivre avec les autres? Leurs démarches en font pour moi deux jumelles artistiques. Tout dans leur travail est à la fois jeu et engagement. C’est de bonheur dont elles y parlent, d’un bonheur qui ne se perçoit ni ne s’imagine entier, qu’on ose croire et vouloir possible malgré les doutes et les inquiétudes.
— Ginette Noiseux

Evelyne a alors raconté l’histoire D’UNE VIE POUR DEUX à Rose-Anne, qui s’en est inspirée pour créer son œuvre.

Point par point, tissu par tissu

L’exposition est composée de 78 petits carrés de tissu, sur lesquelles sont brodées point par point de minuscules lignes, à la manière d’un prisonnier marquant les jours sur le mur de sa cellule. Il y a cependant une exception à la règle : une forme différente apparaît sur l’un des tableaux. Saurez-vous la trouver? C’est comme Où est Charlie

On m’a raconté que Rose-Anne n’a pas choisi ses 78 tissus d’un coup, mais qu’elle allait plutôt les acheter un par un, en s’inspirant du précédent. (Selon moi, elle habite à côté d’un Fabricville en France.) Bref, c’est simple, sans prétention et pourtant magnifique.

Avez-vous vu l’exposition? Quelles ont été vos impressions? Racontez-nous…