Janette Bertrand vous répond : lettres tirées de son courrier du cœur (partie 2 de 4)

Madame Bertrand je suis parfait bilingue j’aime le bowling
Les bons programmes la danse et le cinéma
J’fais un bon salaire j’ai des économies ainsi qu’une auto claire
Aventurière prière de s’abstenir
— Robert Charlebois, Madame Bertrand

Au début juin, le Théâtre ESPACE GO rendra hommage à la grande Janette Bertrand lors de sa soirée-bénéfice annuelle.

Janette Bertrand Opinions de femmes

En guise de clin d’œil à cette fameuse dame, voici deux authentiques lettres (et les réponses de Janette) tirées de la chronique Opinions de femmes, le courrier du cœur que Mme Bertrand a tenu dans Le Petit Journal entre 1953 et 1969.  Celles-ci ont été publiées à la fin des années 50.

Cet article est le deuxième d’une série de quatre. Vous pouvez d’ailleurs lire les autres lettres déjà publiées : « Je voudrais me guérir », « J’ai le front très haut, très large » et « À l’âge de douze ans, j’ai eu un malheur »

Bonne lecture chers amis! J’espère que les réponses de Janette pourront vous aider à régler certaines situations délicates…!

« Ma future belle-mère pense autrement »

Je suis âgée de 20 ans et je fréquente un jeune homme de 23 ans. Je voudrais qu’il se mette de l’argent à la banque pour pouvoir acheter notre ménage, mais ma future belle-mère pense autrement. Elle voudrait qu’il lui donne ses payes, puis lorsqu’il sera temps, elle nous achètera notre ménage. Mon ami prend pour sa mère, mais moi je pense autrement. Je crois que cela va faire de la chicane et qu’elle va s’imposer dans notre ménage. J’ai dit cela à mon ami et il m’a répondu : « Ma mère ne s’imposera pas, on va acheter le ménage qui nous plaît et elle va payer ». Je dois vous dire que si ça se passe comme cela, ça ne fera pas mon affaire. Il faut dire que cette femme a deux brus et que ça ne marche pas dans leur ménage. Est-ce à elle la faute?

Loulou qui aura 20 ans.

Loulou, vous avez raison de vous opposer à ce que votre ami donne ses payes à sa mère et qu’elle aille ensuite acheter votre ménage. Je ne vois d’autre raison à cette manigance que celle de vous faire sentir que vous ne serez jamais que le second violon dans la vie de son fils. Dans votre cas, votre belle-mère est un grand danger pour votre bonheur. Il va falloir parler très sérieusement à votre ami, aller même jusqu’à lui laisser le choix entre vous et cette « manigance ». Votre ami, s’il est homme, est tout à fait capable de mettre son argent à la banque et au moment venu d’acheter ses meubles pour sa maison. S’il laissait sa mère se mêler déjà de son ménage, c’en serait fini de votre paix, de votre intimité. À tout propos il aurait recours à elle pour conduire son ménage et vous pouvez vous imaginer votre rôle à vous, rôle de celle qui se sent inutile et incapable. Je vous en prie, soyez ferme et avant de vous marier, étudiez dans tous les sens les rapports entre votre ami et sa mère. S’il ne peut faire deux pas sans elle, méfiez-vous. Le mariage n’arrangera rien, au contraire. Vous serez deux femmes à vous disputer le même homme et dans ces cas-là, c’est toujours la mère qui l’emporte. Tirez cette question au clair, c’est essentiel.

Janette, 1959

« Ma femme fait tout, à part de s’occuper de son mari »

Je viens vous expliquer mon problème. Ma femme fait tout, à part de s’occuper de son mari. Sa spécialité, c’est de se coucher vers dix, onze heures et même minuit. Repas nul, le matin. La rue, voilà sa devise et le maudit bingo. Elle dépense au moins quarante à soixante dollars par semaine et elle refuse de payer ses comptes de lumière et de téléphone, car elle n’a pas assez d’argent. Les repas sont faits par ma fille qui a 16 ans. Le loyer et le bois, c’est moi qui les paye en plus. Elle est trop dans l’argent. Son mari ne compte plus. Elle a tout « viré » les enfants contre moi. Mon autorité, je n’en ai plus. Je ne suis plus le père. Maintenant le lit. Je puis compter sur les dix doigts les fois qu’elle a été aimable. Refuser bien des fois, attendre que je dorme pour se coucher et me priver. Je suis normal. Elle n’a pas le temps. Mais mon argent : « Donne-m’en gros »… Voyages, promenades trop souvent. Mesure pleine, je pense au divorce sous peu. Pas le droit de reprendre mes enfants, pas le droit de les battre. En un mot je l’ai trop gâtée. Aujourd’hui je paye pour. S’il vous plaît une solution.

Un qui pleure

Une solution? Un coup de poing sur la table! Une explication entre quatre-z-yeux! Un changement de vie! Si vous laissez votre femme tenir le gouvernail de votre ménage et que vous vous apercevez que votre barque a échoué, allez-vous rester là à ne rien faire? Un « homme » dit à sa femme : « Tu ne sais pas conduire » et il reprend les rames qu’il n’aurait jamais dû abandonner. Il rame, il remonte le courant et il peut enfin se la couler douce. Il est temps, Monsieur, que vous soyez ferme et décidé avec votre femme. Après une conversation avec elle, proposez-lui de reprendre les guides du ménage, exigez-le même et faites-vous un budget. Essayez de lui faire comprendre que les enfants se marieront et que très bientôt vous serez seuls tous les deux. Vous pouvez finir votre vie en amis ou en ennemis. Comme vous êtes partis là, vos vieux jours seront un enfer. Si vous le vouliez tous les deux, vous pourriez goûter à un échantillon du Paradis. Il s’agit pour vous d’être maintenant le père, le mari, le maître de la maison, et pour votre femme d’accepter de mettre de l’argent de côté et de s’occuper un peu plus de ses enfants et de vous. J’espère qu’après 25 ans de ménage, vous saurez être assez sage pour vous préparer une seconde lune de miel. C’est possible et c’est tellement plus intelligent que de passer ses vieux jours à se détester. Faites les premiers pas, mais soyez ferme et persévérant et j’ai bon espoir que vous retrouverez l’amour de votre première année de mariage.

Janette, 1959

La leçon à retenir? Surveillez bien les manigances de votre belle-mère!

Deux autres lettres seront publiées vendredi.

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Les lettres et les réponses sont tirées de Bertrand, Janette. 1959. Opinions de femmes. Montréal : Éditions Beauchemin, 127 p.

Janette Bertrand vous répond : lettre tirée de son courrier du cœur (partie 1 de 4)

Au début juin, le Théâtre ESPACE GO rendra hommage à la grande Janette Bertrand lors de sa soirée-bénéfice annuelle.

Alors en guise de clin d’œil à cette fameuse dame, voici une authentique lettre (et la réponse de Janette) tirée de la chronique Opinions de femmes, le courrier du cœur que Mme Bertrand a tenu dans Le Petit Journal entre 1953 et 1969.  Celle-ci a été publiée à la fin des années 50.

Janette Bertrand

Au cours des prochaines semaines, je vous réserve pas moins de six autres lettres originales! Leurs auteurs sont des femmes et des hommes de tous âges en quête d’un conseil ou d’un simple mot d’encouragement de la part de Mme Bertrand. Il y est question de vie de couple, d’argent, de Dieu…

Pour vous assurer de ne pas rater les prochaines lettres, je vous suggère de vous abonner au blogue.

Et maintenant, effectuons un petit voyage dans le temps… Place aux Opinions de femmes de Janette Bertrand!

« Je voudrais me guérir »

J’ai 15 ans et demi et j’ai un très grand défaut : j’aime bien me faire embrasser et me faire caresser. Je suis sortie avec un garçon et c’est là que ç’a débuté, car avant, je ne connaissais rien de l’amour. Ça n’a pas duré très longtemps. À 13 ans et demi, maman apprenait tout et par la suite : aucune sortie, aucune liberté, j’étais toujours suivie quand je sortais. Je ne désapprouve pas maman, parce que j’en ai eu besoin et j’en ai besoin encore. Mais là n’est pas le point. Aujourd’hui j’ai rencontré un garçon de 27 ans que maman connaît. Ça fait 5 ans qu’il n’était pas venu chez nous. Maman ne le sait pas, mais je le rencontre le vendredi soir, deux à trois fois par mois, après mon travail. Nous prenons une marche. Je sors seulement avec lui pour être embrassée et aussi, parce que c’est un beau garçon. Je ne peux passer une semaine sans être embrassée. Je voudrais me guérir. Est-ce du vice? Je ne voudrais pas que maman l’apprenne, elle aurait du dédain pour moi et elle aurait bien raison. Maman m’a assez dit qu’à mon âge, sortir avec un garçon, c’était seulement ça. Je travaille, fais des belles sorties, vais au concert, etc. Je n’ai pas l’idée de me marier avant 21 ou 22 ans. En tout sens, je fais une belle vie. J’ai oublié de vous dire que je suis très romantique et sentimentale.

Loulou

Vous n’aviez pas besoin de me dire que vous étiez sentimentale et romanesque, je l’avais deviné. Je pense que vous m’avez écrit avec l’intention inconsciente de me scandaliser. Vous espériez de moi que je vous dise : « Petit monstre, vous êtes la seule à aimer embrasser les garçons. » Je vais vous décevoir, vous n’êtes ni un monstre, ni la seule à aimer les baisers. Vous êtes simplement une petite fille dont les sens s’éveillent. D’autres que vous embrassent leurs cousins un peu plus souvent que nécessaire, d’autres rêvent d’acteurs de cinéma, rêvent trop, trop souvent et trop longtemps. Ce n’est pas grave d’aimer la crème glacée, ce qui est grave, c’est d’en manger sans discernement, d’en trop manger, d’en manger assez pour être malade. Il en est de même des baisers, si vous en abusez, ils peuvent vous conduire à donner plus qu’il ne faut et à ce moment-là, c’est grave. Les baisers sont dangereux parce qu’ils enivrent comme l’alcool, ils amollissent la volonté et vous livrent au premier garçon sans pudeur. Beaucoup de filles-mères doivent leur malheur à un baiser, un simple baiser. Vous aimez les baisers? Tant mieux! Réservez-les pour celui qui sera votre mari.

Janette, 1959

Deux autres lettres seront publiées mardi. D’ici là, attention aux sens qui s’éveillent avec l’arrivée du printemps…!

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La lettre et la réponse sont tirées de Bertrand, Janette. 1959. Opinions de femmes. Montréal : Éditions Beauchemin, 127 p.

Expos à GO

Ces temps-ci, ESPACE GO est plus qu’un théâtre.

On ne veut pas faire ombrage au Musée d’art contemporain, mais… trois expositions se déroulent en même temps chez nous, sur deux étages et demi.

Sous-sol

J’ai toujours cru que les grands artistes avaient de la compassion.
Qu’ils créaient pour exprimer leur sympathie envers les autres.
C’était vraiment con de ma part!
Bibi Andersson (Alma) dans le film Persona

ESPACE GO Expo 5 ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesPeut-être le savez-vous déjà, mais comme une maman, je vous le répète : Sophie Cadieux (artiste en résidence) et Patrice Dubois (comédien, metteur en scène et co-directeur de Théâtre PÀP) vous offrent en lecture leurs cahiers de notes personnels. Les pages de ces cahiers, griffonnées au fil de leurs créations, sont remplies de pensées, de gribouillis et même de poèmes. Je vous en parlais ici cet automne.

Breaking news! La semaine dernière, Sophie et Patrice ont pimpé leur projet. Ils ont voulu rendre hommage au cinéaste Ingmar Bergman en agrémentant leur installation de photos, de réflexions et de citations qui sont autant de clins d’œil au célèbre cinéaste et à son film Persona.

ESPACE GO Expo 4 ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesAlors si vous venez assister à LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, je vous suggère d’en profiter pour descendre et (re)découvrir cette exposition. N’oubliez pas d’ouvrir les carnets pour en « dévorez » le contenu. Ils sont là pour ça. Ils sont là pour vous.

Rez-de-chaussée

Au café-bar, c’est Nelly Arcan qui vous attend. Des photos rarement vues y sont exposées.

Ces photos de l’artiste Nicolas Ruel sont nées d’une collaboration entre Nelly Arcan, la chorégraphe Manon Oligny et lui. Chacune de ses images illustre les trois premiers romans de l’auteur : Putain, Folle et À ciel ouvert.

Putain de Nelly Arcan ≡ Photo Hubert Larose St-Jacques

L’image qui me plaît le plus est la première (ici à droite). Elle illustre le roman Putain. Le regard de l’auteure, à peine reconnaissable avec sa perruque rose, me trouble. Je n’ose plus passer par là pour aller me faire un café. Suis-je trop sensible?

Pour contempler ces photos, je vous suggère d’arriver un peu plus tôt que d’habitude avant le spectacle. Sinon, vous devrez jouer du coude pour vous en approcher!

Blague à part, lorsque vous aurez vu ces photos, je vous invite à me laisser un commentaire pour me dire laquelle vous préférez et, si possible, pourquoi.

Expo Nelly Arcan ≡ Photo Hubert Larose St-Jacques

Cage d’escalier

Plus haut, je disais qu’il y avait trois expositions présentées sur deux étages et demi. Eh bien, voici la demie qui reste.

À quoi ça tient ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesDepuis quelques mois, la cage d’escalier (du côté pair de la salle) est devenue un nouveau lieu d’exposition. Bien sûr, il ne faut pas s’y attarder de longues minutes au moment de l’entrée en salle, au risque de retarder le spectacle! Mais après la représentation, prenez votre temps.

L’œuvre qui longe l’escalier est celle de Rose-Anne Tuduri-Vermesch. Le titre : À quoi ça tient? Ça vous dit quelque chose? Allez, un petit effort…!

Cette série de broderies a vu le jour l’an dernier, lors de la création du spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR). L’artiste s’était inspirée de l’histoire de la pièce et de sa rencontre avec l’auteure Evelyne de la Chenelière pour réaliser sa quatre-vingtaine de petits tableaux.

« On ne veut pas le savoir, on veut le voir! » comme disait Yvon Deschamps. Voici donc, à la demande générale, une vidéo sur cette œuvre, tournée l’an dernier lors de l’installation initiale. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire cet article.

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Effervescence et chocolats

À deux semaines de la première de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, pièce tirée de l’œuvre de Nelly Arcan, ESPACE GO est en effervescence.

Dans la salle principale, depuis quelques jours, on monte le décor. Les différentes parties de la scénographie, construites dans notre entrepôt avant d’être livrées au Théâtre, sont maintenant assemblées par une dizaine de techniciens. Depuis trois jours, coups de marteau et bruit de scie ronde se répondent à un rythme régulier. Une vraie ruche!

Dans la petite salle, en compagnie de la metteure en scène Marie, les sept interprètes du spectacle continuent à explorer et à répéter leurs partitions, comme sept mouvements d’une même symphonie :

LE CHANT PERDU | Anne Thériault
Où il est question de l’errance, de la solitude et de la souffrance

LE CHANT DES MIRAGES | Sophie Cadieux
Où il est question des illusions, de l’image et du corps

LE CHANT OCCULTE | Christine Beaulieu
Où il est question de la destinée et de la confusion des genres

LE CHANT DE L’ÉTHER | Julie Le Breton
Où il est question du cosmos, des étoiles et de la nature

LE CHANT DU SANG | Johanne Haberlin
Où il est question des liens du sang et de la descendance

LE CHANT DE L’OMBRE | Evelyne de la Chenelière
Où il est question du pouvoir d’attraction de la Mort

LE CHANT DES SERPENTS | Monia Chokri
Où il est question de foi et de folie

Enfin, au café-bar, bien concentrés devant leur ordinateur et leur cahier de notes, Antonin (décor) et Mikko (lumières) planchent sur les détails de leur conception. Ce dernier est d’ailleurs arrivé de Finlande la semaine dernière pour collaborer au spectacle.

Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup d’activités au Théâtre à l’aube de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE. J’ai hâte à la première. Et vous?

Chocolats de Pâques

Nos amis de chez Kem CoBa ont conçu de magnifiques chocolats de Pâques. Je vous jure, ils sont bien mieux que ceux vendus en pharmacie!

Si vous passez par le Mile End, arrêtez-y, ça en vaut la peine!

Chocolats Kem Coba 1

Chocolats Kem Coba 2

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Conférence autour de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE

  1. L’œuvre de l’auteure Nelly Arcan vous intéresse.
  2. Vous êtes libre ce dimanche à 14 h.

Si vous répondez à toutes ces (deux) conditions, je vous invite fortement à poursuivre votre lecture. Sinon, il vous est tout de même permis de jeter un coup d’œil à la suite du texte.

Mise en contexte

Comme vous le savez peut-être, ESPACE GO présentera LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, sa dernière production de la saison, en avril prochain.

111119213_Esp_Go_37x55.75_Fureur.inddCe spectacle est né du désir de Sophie Cadieux, notre artiste en résidence, d’explorer l’œuvre littéraire de Nelly Arcan. La mise en scène est assurée par Marie Brassard et la dramaturgie, par Daniel Canty. Sur scène, nous retrouverons six comédiennes et une danseuse : Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Monia Chokri, Evelyne de la Chenelière, Johanne Haberlin, Julie Le Breton et Anne Thériault.

Pour créer LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, Sophie Cadieux, Marie Brassard et Daniel Canty ont lu, relu, analysé et découpé les écrits de Nelly Arcan avant d’en arriver au collage final qui sera défendu sur scène par les sept « furies ».

Rendez-vous

Pour nous parler de Nelly Arcan et des extraits littéraires qui composent la structure du spectacle, Marie Brassard et Daniel Canty nous donnent rendez-vous à la Bibliothèque du Mile End ce dimanche, 3 mars, à 14 h.

Cette rencontre, qui nous permettra de mieux comprendre l’« architecture secrète » de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, risque d’être très pertinente pour nous préparer au spectacle ou simplement pour en apprendre davantage sur l’œuvre de Nelly Arcan.

Serez-vous au rendez-vous?

P.S. Il est recommandé de réserver votre place en téléphonant à la Bibliothèque du Mile-End (514 872-2141), car la dernière fois, alors que Sophie Cadieux nous avait parlé de son attachement pour l’auteure Virginia Woolf, il y avait beaucoup de monde!

Sophie Cadieux à la Bibliothèque du Mile End
Sophie Cadieux à la Bibliothèque du Mile End

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Jérôme Minière en duo avec Stevie Wonder

Oh Montréal
T’es tellement froide
Une ourse polaire dans l’autobus
J’m’inspire du pire
Pour m’enrichir
Et je t’aime tellement que j’hallucine
– Malajube

Bon sang qu’il fait frette!

Mais je ne me plains pas, oh non. Je constate, c’est tout. Un constat empirique rendu possible grâce à mes cuisses gelées, mes doigts que je ne sens plus et mon cerveau douloureux comme quand je bois une slush trop vite.

En ces temps arctiques, je vous suggère de vous emmitoufler dans votre Snuggie et d’écouter quelques vidéos sur les Internets. J’en ai d’ailleurs choisi trois pour vous.

1 – Duo avec Stevie Wonder

En 2010, en parallèle avec la sortie de l’album Le vrai le faux, l’auteur-compositeur-interprète Jérôme Minière (qui est aussi comédien dans la pièce LE DERNIER FEU), Jean-François Dugas et Marie-Pierre Normand (qui a créé les illustrations pour LE DERNIER FEU) ont produit une série de 19 capsules amusantes intitulée La fabrication du vrai et du faux. Ces capsules peuvent être visionnées sur le site de Jérôme Minière.

Voici le 7e épisode, Duo avec Stevie Wonder :

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2 – Rien à vous dire

Voici le clip de la chanson Rien à vous dire tirée du plus récent album de Jérôme Minière, Le vrai le faux.

Où est-ce qu’on peut se procurer un masque comme dans le clip?

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3 – LE DERNIER FEU, bande-annonce

Enfin, voici la bande-annonce de la pièce LE DERNIER FEU, présentée au Théâtre ESPACE GO jusqu’au 16 février. Au plaisir de vous y croiser!

Bon hiver mes amis! Et n’oubliez pas votre tuque!

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Le meilleur de la craie 2

Quatre semaines et trois représentations supplémentaires plus tard, le spectacle LA DÉMESURE D’UNE 32A est maintenant terminé.

Au cours du dernier mois, de nombreux spectateurs ont profité de leur passage au vestiaire pour laisser messages et dessins sur le tableau noir.

Fidèle à la tradition, je profite de la fin du spectacle pour vous présenter Le meilleur de la craie | Édition 2.

Bon, c’est vrai que deux éditions, c’est une mince tradition. Mais soyez tout de même assurés que je fais tout mon possible pour bien ancrer cette coutume.

Enfin, je profite de l’occasion pour vous souhaiter un incroyable temps de Fêtes! Au plaisir de vous retrouver en janvier!

(Cliquez sur une photo pour démarrer le diaporama.)

Le meilleur de la craie | Édition 2

Et vous, qu’auriez-vous écrit (ou dessiné)? Laissez-nous savoir dans la section commentaires!

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