Expos à GO

Ces temps-ci, ESPACE GO est plus qu’un théâtre.

On ne veut pas faire ombrage au Musée d’art contemporain, mais… trois expositions se déroulent en même temps chez nous, sur deux étages et demi.

Sous-sol

J’ai toujours cru que les grands artistes avaient de la compassion.
Qu’ils créaient pour exprimer leur sympathie envers les autres.
C’était vraiment con de ma part!
Bibi Andersson (Alma) dans le film Persona

ESPACE GO Expo 5 ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesPeut-être le savez-vous déjà, mais comme une maman, je vous le répète : Sophie Cadieux (artiste en résidence) et Patrice Dubois (comédien, metteur en scène et co-directeur de Théâtre PÀP) vous offrent en lecture leurs cahiers de notes personnels. Les pages de ces cahiers, griffonnées au fil de leurs créations, sont remplies de pensées, de gribouillis et même de poèmes. Je vous en parlais ici cet automne.

Breaking news! La semaine dernière, Sophie et Patrice ont pimpé leur projet. Ils ont voulu rendre hommage au cinéaste Ingmar Bergman en agrémentant leur installation de photos, de réflexions et de citations qui sont autant de clins d’œil au célèbre cinéaste et à son film Persona.

ESPACE GO Expo 4 ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesAlors si vous venez assister à LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, je vous suggère d’en profiter pour descendre et (re)découvrir cette exposition. N’oubliez pas d’ouvrir les carnets pour en « dévorez » le contenu. Ils sont là pour ça. Ils sont là pour vous.

Rez-de-chaussée

Au café-bar, c’est Nelly Arcan qui vous attend. Des photos rarement vues y sont exposées.

Ces photos de l’artiste Nicolas Ruel sont nées d’une collaboration entre Nelly Arcan, la chorégraphe Manon Oligny et lui. Chacune de ses images illustre les trois premiers romans de l’auteur : Putain, Folle et À ciel ouvert.

Putain de Nelly Arcan ≡ Photo Hubert Larose St-Jacques

L’image qui me plaît le plus est la première (ici à droite). Elle illustre le roman Putain. Le regard de l’auteure, à peine reconnaissable avec sa perruque rose, me trouble. Je n’ose plus passer par là pour aller me faire un café. Suis-je trop sensible?

Pour contempler ces photos, je vous suggère d’arriver un peu plus tôt que d’habitude avant le spectacle. Sinon, vous devrez jouer du coude pour vous en approcher!

Blague à part, lorsque vous aurez vu ces photos, je vous invite à me laisser un commentaire pour me dire laquelle vous préférez et, si possible, pourquoi.

Expo Nelly Arcan ≡ Photo Hubert Larose St-Jacques

Cage d’escalier

Plus haut, je disais qu’il y avait trois expositions présentées sur deux étages et demi. Eh bien, voici la demie qui reste.

À quoi ça tient ≡ Photo Hubert Larose St-JacquesDepuis quelques mois, la cage d’escalier (du côté pair de la salle) est devenue un nouveau lieu d’exposition. Bien sûr, il ne faut pas s’y attarder de longues minutes au moment de l’entrée en salle, au risque de retarder le spectacle! Mais après la représentation, prenez votre temps.

L’œuvre qui longe l’escalier est celle de Rose-Anne Tuduri-Vermesch. Le titre : À quoi ça tient? Ça vous dit quelque chose? Allez, un petit effort…!

Cette série de broderies a vu le jour l’an dernier, lors de la création du spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR). L’artiste s’était inspirée de l’histoire de la pièce et de sa rencontre avec l’auteure Evelyne de la Chenelière pour réaliser sa quatre-vingtaine de petits tableaux.

« On ne veut pas le savoir, on veut le voir! » comme disait Yvon Deschamps. Voici donc, à la demande générale, une vidéo sur cette œuvre, tournée l’an dernier lors de l’installation initiale. Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire cet article.

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Une correspondance dont vous êtes le héros

Vous trouvez notre hall d’entrée un peu serré avant l’entrée en salle?

Nous avons la solution pour vous : descendez au vestiaire!

ESPACE GO Objet plastique Tiroir verticalDes tiroirs remplis de cahiers de notes vous y attendent. Ce sont ceux de Sophie Cadieux, comédienne et artiste en résidence à ESPACE GO, et de Patrice Dubois, comédien, metteur en scène et codirecteur du Théâtre PÀP (d’autres noms devraient s’ajouter à cette liste, puisque l’installation se renouvellera peu à peu au fil de la saison).

Les cahiers de notes contiennent des pensées, des bouts de textes, des poèmes, des photos, des gribouillages et des dessins qui témoignent de leur manière d’aborder LA créationRien n’est clairement ordonné, tout est un peu pêle-mêle. À vous, donc, de tirer vos propres conclusions…

ESPACE GO Objet plastique Message Fouillez

Fouillez! C’est le mot d’ordre. Prenez un cahier et installez-vous confortablement dans notre fauteuil pour le feuilleter. Qui sait sur quoi vous allez tomber?

Des photos et des extraits tirés de ces cahiers seront publiés ici de tant à autres au cours des prochains mois. Pour me faire parvenir vos propres photos, n’hésitez pas à m’écrire!

Avez-vous eu la chance de fouiller ces cahiers de notes? Avez-vous fait des découvertes? Faites-nous part de vos impressions en laissant un commentaire.

(Cliquez sur la première photo pour les voir en taille réelle.)

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GRUBB – Gypsy Roma Urban Balkan Beats

Je parie que vous avez entendu parler du spectacle GRUBB – Gypsy Roma Urban Balkan Beats – lorsque la troupe est venue à Montréal l’été dernier. Est-ce que je me trompe?

Monté par Serge Denoncourt et mettant en scène de jeunes Serbes de 13 à 17 ans, GRUBB est issu d’ateliers de musique créés par l’organisme RPOINT.

Les profits du spectacle permettent de favoriser l’accès à l’éducation des jeunes Roms serbes qui sont largement ostracisés et victimes de racisme. Saviez-vous que seulement 20% d’entre eux terminent leur primaire? Leur primaire! D’où l’importance d’un organisme comme RPOINT.

Exposition au bénéfice de GRUBB

La semaine dernière, une exposition photo a eu lieu à ESPACE GO afin de donner un coup de pouce à la troupe qui revient à Montréal cette année, du 28 juin au 3 juillet, dans le cadre du Festival International de Jazz.

Environ 90 photos étaient mises en vente, installées un peu partout dans la salle.

Voici quelques clichés de cette exposition.

(Cliquez sur une photo pour démarrer le diaporama.)

Et voici une vidéo (en anglais) de GRUBB, mise en ligne par l’organisme RPOINT :

Avez-vous vu le spectacle? Ou irez-vous le voir?

Une campagne flambant neuve

Je promets, je promets
Que la journée qui s’en vient
Est flambant neuve
Avec pas d’casque

Nous pourrions en dire autant de notre campagne publicitaire 2012-2013. Cela fait des semaines que nous pensons et préparons cette campagne dont le visuel se déclinera sous plusieurs formes : affiches, brochure, communiqués, annonces, etc. Pas facile de se réinventer dans la continuité… mais c’est un défi que nous tentons de relever.

Après des semaines d’échanges d’idées entre nous et l’équipe de Cossette (qui réalise nos campagnes depuis plusieurs années), après une rencontre avec tous les artisans de la campagne, la séance photo s’est finalement tenue dans un studio ultra-secret pas très loin du Théâtre.Violette Chauveau, David Boutin, Sophie Cadieux

Étaient alors présents Carl Lessard (notre photographe), le maquilleur, le styliste, le coiffeur, l’équipe de Cossette, mes collègues des communications et… pas moi. On m’a juré qu’on m’avait pourtant envoyé une invitation, mais qu’elle a dû se perdre dans la poste. Je suis sceptique.

Bien sûr, vous vous en doutez, les visages de la saison 2012-2013 d’ESPACE GO se trouvaient aussi à la séance photo. Si j’emploie le terme visage, c’est pour ne pas trop en dévoiler en révélant le nom et le sexe de nos modèles. Un visage, c’est anonyme et unisexe.

Propositions

Vous connaissez le proverbe : la photo ne fait pas le moine. Voilà pourquoi à partir des trois clichés choisis parmi des centaines, l’équipe de Cossette a préparé quelques propositions de campagne en jouant avec les photos et en intégrant l’écriture (titre et crédits) à celles-ci.

Et aujourd’hui, ils nous ont présenté ce qui pourrait, éventuellement, orner notre devanture durant la saison prochaine. Qu’est-ce que ce sera? Au moment d’écrire ces lignes, je n’en sais rien, car c’est un vrai secret d’État! S’il le faut, je viendrai au Théâtre la nuit pour voir ces images. À moins qu’on ne me les montre délibérément. Dans ce cas, je dormirai paisiblement.

MISE À JOUR : À 15h24 hier, on m’invitait à pénétrer au cœur du quartier général, c’est-à-dire la cuisine, là où se déroulaient les délibérations au sujet des différentes propositions. J’ai enfin vu, et j’y suis même allé de mes commentaires. J’ai bien dormi.

Cette campagne flambant neuve sera dévoilée au grand public lors du lancement de saison le 15 août prochain…

À quoi ça tient?

Je vous parlais la semaine dernière de l’exposition À QUOI ÇA TIENT?, qui accompagne le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR).

Voici une jolie présentation avec Rose-Anne Tuduri-Vermersch, la créatrice de l’œuvre, et Evelyne de la Chenelière, l’auteure de la pièce.

Point par point, l’œuvre se crée

[Laissez un commentaire]

C’est une proposition satellite qui n’illustre pas la pièce d’Evelyne et d’Alice, mais qui se tient depuis des mois et silencieusement à ses côtés.
— Rose-Anne Tuduri-Vermersch

Quand vous viendrez assister à la pièce, vous remarquerez sans doute une exposition particulière dans le café-bar. Si vous ne la voyez pas, deux explications sont possibles :

  1. Vous êtes un vrai de vrai auditif;
  2. Il y a tant de monde devant l’exposition que du haut de vos 5’2’’, vous n’arrivez pas à distinguer les œuvres.

Dans le cas de la première option, je ne peux rien pour vous. Dans le cas de la deuxième, attendez la fin du spectacle, alors que la foule se dissipe. Vous aurez alors la chance d’entr’apercevoir (oui, c’est un vrai verbe) l’exposition en question.

Cette installation est l’œuvre de Rose-Anne Tuduri-Vermesch, une artiste française qui brode à la main. Pour la petite histoire, Rose-Anne et Evelyne de la Chenelière se sont rencontrées à Paris l’an dernier, à l’invitation de Ginette Noiseux qui voyait dans leur travail une filiation artistique.

Tout en elles s’interroge : comment vivre avec les autres? Leurs démarches en font pour moi deux jumelles artistiques. Tout dans leur travail est à la fois jeu et engagement. C’est de bonheur dont elles y parlent, d’un bonheur qui ne se perçoit ni ne s’imagine entier, qu’on ose croire et vouloir possible malgré les doutes et les inquiétudes.
— Ginette Noiseux

Evelyne a alors raconté l’histoire D’UNE VIE POUR DEUX à Rose-Anne, qui s’en est inspirée pour créer son œuvre.

Point par point, tissu par tissu

L’exposition est composée de 78 petits carrés de tissu, sur lesquelles sont brodées point par point de minuscules lignes, à la manière d’un prisonnier marquant les jours sur le mur de sa cellule. Il y a cependant une exception à la règle : une forme différente apparaît sur l’un des tableaux. Saurez-vous la trouver? C’est comme Où est Charlie

On m’a raconté que Rose-Anne n’a pas choisi ses 78 tissus d’un coup, mais qu’elle allait plutôt les acheter un par un, en s’inspirant du précédent. (Selon moi, elle habite à côté d’un Fabricville en France.) Bref, c’est simple, sans prétention et pourtant magnifique.

Avez-vous vu l’exposition? Quelles ont été vos impressions? Racontez-nous…