Le meilleur de la craie

Êtes-vous venu à ESPACE GO récemment? Alors vous avez sans doute remarqué le tableau noir près du vestiaire.

Chaque soir, les spectateurs sont invités à y gribouiller un message ou un dessin à la craie, lequel disparaîtra après quelques semaines, à la toute fin du spectacle.

Suite à la pièce UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR), avant que tout ne disparaisse sous l’éponge, mon collègue Éric Senécal et moi-même avons décidé de garder une trace de ces œuvres éphémères. Nous vous présentons donc quelques échantillons tirés du tableau.

Et vous, quelle trace auriez-vous laissée?

(Cliquez sur une photo pour démarrer le diaporama.)

Le meilleur de la craie | Édition 1

Une campagne flambant neuve

Je promets, je promets
Que la journée qui s’en vient
Est flambant neuve
Avec pas d’casque

Nous pourrions en dire autant de notre campagne publicitaire 2012-2013. Cela fait des semaines que nous pensons et préparons cette campagne dont le visuel se déclinera sous plusieurs formes : affiches, brochure, communiqués, annonces, etc. Pas facile de se réinventer dans la continuité… mais c’est un défi que nous tentons de relever.

Après des semaines d’échanges d’idées entre nous et l’équipe de Cossette (qui réalise nos campagnes depuis plusieurs années), après une rencontre avec tous les artisans de la campagne, la séance photo s’est finalement tenue dans un studio ultra-secret pas très loin du Théâtre.Violette Chauveau, David Boutin, Sophie Cadieux

Étaient alors présents Carl Lessard (notre photographe), le maquilleur, le styliste, le coiffeur, l’équipe de Cossette, mes collègues des communications et… pas moi. On m’a juré qu’on m’avait pourtant envoyé une invitation, mais qu’elle a dû se perdre dans la poste. Je suis sceptique.

Bien sûr, vous vous en doutez, les visages de la saison 2012-2013 d’ESPACE GO se trouvaient aussi à la séance photo. Si j’emploie le terme visage, c’est pour ne pas trop en dévoiler en révélant le nom et le sexe de nos modèles. Un visage, c’est anonyme et unisexe.

Propositions

Vous connaissez le proverbe : la photo ne fait pas le moine. Voilà pourquoi à partir des trois clichés choisis parmi des centaines, l’équipe de Cossette a préparé quelques propositions de campagne en jouant avec les photos et en intégrant l’écriture (titre et crédits) à celles-ci.

Et aujourd’hui, ils nous ont présenté ce qui pourrait, éventuellement, orner notre devanture durant la saison prochaine. Qu’est-ce que ce sera? Au moment d’écrire ces lignes, je n’en sais rien, car c’est un vrai secret d’État! S’il le faut, je viendrai au Théâtre la nuit pour voir ces images. À moins qu’on ne me les montre délibérément. Dans ce cas, je dormirai paisiblement.

MISE À JOUR : À 15h24 hier, on m’invitait à pénétrer au cœur du quartier général, c’est-à-dire la cuisine, là où se déroulaient les délibérations au sujet des différentes propositions. J’ai enfin vu, et j’y suis même allé de mes commentaires. J’ai bien dormi.

Cette campagne flambant neuve sera dévoilée au grand public lors du lancement de saison le 15 août prochain…

À quoi ça tient?

Je vous parlais la semaine dernière de l’exposition À QUOI ÇA TIENT?, qui accompagne le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR).

Voici une jolie présentation avec Rose-Anne Tuduri-Vermersch, la créatrice de l’œuvre, et Evelyne de la Chenelière, l’auteure de la pièce.

Point par point, l’œuvre se crée

[Laissez un commentaire]

C’est une proposition satellite qui n’illustre pas la pièce d’Evelyne et d’Alice, mais qui se tient depuis des mois et silencieusement à ses côtés.
— Rose-Anne Tuduri-Vermersch

Quand vous viendrez assister à la pièce, vous remarquerez sans doute une exposition particulière dans le café-bar. Si vous ne la voyez pas, deux explications sont possibles :

  1. Vous êtes un vrai de vrai auditif;
  2. Il y a tant de monde devant l’exposition que du haut de vos 5’2’’, vous n’arrivez pas à distinguer les œuvres.

Dans le cas de la première option, je ne peux rien pour vous. Dans le cas de la deuxième, attendez la fin du spectacle, alors que la foule se dissipe. Vous aurez alors la chance d’entr’apercevoir (oui, c’est un vrai verbe) l’exposition en question.

Cette installation est l’œuvre de Rose-Anne Tuduri-Vermesch, une artiste française qui brode à la main. Pour la petite histoire, Rose-Anne et Evelyne de la Chenelière se sont rencontrées à Paris l’an dernier, à l’invitation de Ginette Noiseux qui voyait dans leur travail une filiation artistique.

Tout en elles s’interroge : comment vivre avec les autres? Leurs démarches en font pour moi deux jumelles artistiques. Tout dans leur travail est à la fois jeu et engagement. C’est de bonheur dont elles y parlent, d’un bonheur qui ne se perçoit ni ne s’imagine entier, qu’on ose croire et vouloir possible malgré les doutes et les inquiétudes.
— Ginette Noiseux

Evelyne a alors raconté l’histoire D’UNE VIE POUR DEUX à Rose-Anne, qui s’en est inspirée pour créer son œuvre.

Point par point, tissu par tissu

L’exposition est composée de 78 petits carrés de tissu, sur lesquelles sont brodées point par point de minuscules lignes, à la manière d’un prisonnier marquant les jours sur le mur de sa cellule. Il y a cependant une exception à la règle : une forme différente apparaît sur l’un des tableaux. Saurez-vous la trouver? C’est comme Où est Charlie

On m’a raconté que Rose-Anne n’a pas choisi ses 78 tissus d’un coup, mais qu’elle allait plutôt les acheter un par un, en s’inspirant du précédent. (Selon moi, elle habite à côté d’un Fabricville en France.) Bref, c’est simple, sans prétention et pourtant magnifique.

Avez-vous vu l’exposition? Quelles ont été vos impressions? Racontez-nous…

Et puis, cette première?

[Laissez un commentaire]

Le spectacle UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR) – je sais, c’est un long titre – est finalement commencé depuis mardi dernier. Ouf! On respire un peu… En effet, les semaines avant et pendant la première sont toujours bien remplies. Voilà d’ailleurs la raison de mon silence blogual, et je vous en demande pardon.

Sommes-nous maintenant réconciliés? Parfait!

Et puis justement, comment s’est passée cette première?

(Excellente question, merci de la poser.)

Merveilleusement bien!!

Mercredi dernier, soir de la première médiatique, l’accueil a été tout simplement incroyable. Les spectateurs ont été très touchés par la pièce et ont offert une ovation debout aux comédiens et à Alice Ronfard dès le noir final.

Cette réaction semble d’ailleurs trouver écho dans plusieurs critiques parues depuis les derniers jours : Le DevoirMonThéâtre.qc.ca, Le Journal de Montréal, Québec Spot Média, Sors-tu.ca.

Mais mercredi dernier, cet accueil chaleureux nous a ravis!

Enfin, comme tout soir de première qui se respecte, une petite fête a eu lieu après la représentation. Et pour le souper, puisque la pièce se déroule en Irlande, nous avons décidé de servir un plat populaire là-bas : le fish’n chips!

Si ça, ce n’est pas un concept incroyable, dites-moi ce que c’est!

En somme, ce fut une belle première. J’ai déjà hâte à la prochaine… à l’automne 2012!

Hypnose et entrevues

[Laissez votre commentaire]

Je ne voudrais pas paraître GOcentrique et prêcher pour ma paroisse, mais…

Suite aux répétitions des derniers jours, les commentaires qu’on entend dans le Théâtre sont plutôt positifs au sujet de la pièce à venir. Je n’en dirai cependant pas plus, car malgré mon don d’hypnotiseur, je ne veux pas fausser votre jugement.

La semaine dernière, je vous parlais du décor. En utilisant mes talents de Messmer, j’ai finalement réussi à convaincre les autorités théâtrales de me laisser publier une photo! Si ça, ce n’est pas une belle image révélatrice, dites-moi ce que c’est! Cliquez dessus, ce sera encore plus gros! Magie!

Entrevues

Dans le peu de temps qu’il reste avant la première du spectacle à ESPACE GO, entre les répétitions, les artisans sont appelés à rencontrer les journalistes.

Voici une liste partielle des articles et entrevues déjà parus :

Et gardez l’œil ouvert, d’autres articles devraient paraître dans les prochains jours…

La chair et autres fragments de l’amour

Une petite note en terminant : le texte de la pièce paraîtra bientôt chez Leméac sous le titre La chair et autres fragments de l’amour.

Si vous avez de la difficulté à trouver le livre, imprimez cette photo et montrez-la au libraire. Il saura quoi faire. Après tout, c’est son métier.

Plein de projets à venir…

[Laissez un commentaire]

Maintenant que CANNIBALES est terminé, que faisons-nous au Théâtre? Nous jouons au Yathzee™!

Mais non… En fait, nous planchons sur de nombreux projets : UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR), la soirée-bénéfice et la préparation de la saison 2012-2013.

Pour les prochains billets de blogue, je vous propose un aperçu de ce qui nous attend au cours des semaines (et des mois) à venir. Aujourd’hui : notre troisième production de la saison.

UNE VIE POUR DEUX (LA CHAIR ET AUTRES FRAGMENTS DE L’AMOUR)

C’est déjà le dernier spectacle de la saison!

Depuis le début de la semaine, des centaines de techniciens s’activent à monter le décor. Comme l’a écrit mon collègue Luc, « c’est haut, c’est large et c’est beau. Bien hâte de le voir s’animer. » J’aimerais bien vous montrer une photo afin de vous partager mon enthousiasme! Mais je vous garde la surprise… Arrêtez d’insister, je ne vous dévoilerai rien! C’est assez, j’ai dit.

On parle parle jase jase du décor (même si on en révèle peu), mais le texte, lui? D’abord, comme vous le savez peut-être, c’est librement inspiré du roman UNE VIE POUR DEUX de Marie Cardinal, la mère d’Alice Ronfard, la metteure en scène du spectacle. En somme, Evelyne s’inspire de Marie, la mère d’Alice qui dirige Violette, Jean-François et Evelyne sur scène. On se comprend?

Violette et Jean-François incarnent un couple (Simone et Jean). Ils sont en voyage. Un jour, ils découvrent une femme morte sur la plage, Mary, jouée par Evelyne. Intrigant, non?

Résumé de cette façon, ça me rappelle Bruce Willis dans LE SIXIÈME SENS. Sauf qu’ici, on sait dès le début qu’elle est décédée… Avez-vous vu le film? Sinon, je viens de vous révéler le punch. Désolé.

Au moment d’écrire ces lignes, j’entends la voix de stentor de Jean-François! En effet, les acteurs répètent pour la première fois dans la salle principale. Ils y seront pour deux semaines, avant la première. C’est plutôt rare de pouvoir bénéficier d’autant de temps de répétition dans le décor, car l’horaire de la saison est plutôt serré. Les acteurs auront donc la chance de bien s’accoutumer à l’espace de jeu et Alice pourra ainsi continuer à peaufiner sa mise en scène, pour notre plus grand bonheur!

Nous aurons la chance de nous reparler du spectacle bientôt.

Un mot sur le Festival du Jamais Lu

Pour son rôle de marraine de la campagne de financement du Festival du Jamais Lu, Ginette a reçu un magnifique bouquet de fleurs qui trône maintenant… sur mon bureau.

Alors depuis mercredi, ces fleurs égayent mes journées. Ça, ça fait viril pas à peu près.

Voilà comment ça se passe dans un théâtre féministe…!