Rétrospective cinématographique Maria de Medeiros

POUR SALUER MARIA DE MEDEIROS
Programmation présentée à la Cinémathèque québécoise
Du 15 au 27 janvier 2010
http://www.cinematheque.qc.ca/

 

Vendredi 15 Janvier 2010 à 20 h 30
HENRY AND JUNE
De Philip Kaufman
Avec Fred Ward, Uma Thurman, Maria De Medeiros
[É.-U., 1990, 136 min, 35 mm,]
L'histoire se situe dans et autour de Paris en 1931 et raconte un triangle amoureux...L'amour, qu'elle confia longtemps à son journal, d'Anais Nin pour Henry Miller et sa femme June. "{Henry and June} adopte ainsi la forme d'un pur cinéma de l'identification qu'il dépouille pourtant de toute obscénité. Loin de froidement soumettre le spectateur, tel un esclave, à une vision mécanisée, la caméra, parente de la plume, convoite la complicité du spectateur en le plongeant au cœur de l'émotion." (Marie-Claude Loiselle - 1991)

 

Samedi 16 Janvier 2010 à 21 h
PULP FICTION
De Quentin Tarantino
Avec John Travolta, Samuel L. Jackson, Maria De Medeiros
[É.-U., 1994, 154 min, 35 mm, VOA]
L'odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Hollywood à travers trois histoires qui s'entremêlent. "Au-delà (ou en-deçà) de cette réflexion moderniste, on trouve dans {Pulp Fiction} les plus beaux dialogues du cinéma américain - les plus drôles, les plus stylisés, les plus musicaux et les plus poétiques, à la façon "slang" - depuis la sortie trop peu remarquée de {Deep Cover} et des scénarios qu'a signés et réalisés David Mamet. Tarantino pousse même l'expérimentation jusqu'à mettre dans la bouche de ses personnages, des expressions et une grammaire recherchées qui ne devraient pas leur être naturelles et qui les transforment conséquemment en créatures de rêve." (Johanne Larue - 1994)

 

Dimanche 17 Janvier 2010 à 19 h
CAPITAINE D'AVRIL
De Maria De Medeiros EN SA PRÉSENCE
Avec Maria De Medeiros, Stefano Accorsi, Joaquim de Almeida
[Esp.-It.-Fr.-Port., 2000, 123 min, 35 mm,]
"Pour sa première incursion derrière la caméra, l'actrice Maria De Medeiros s'est attaquée à un sujet ambitieux: décrire cette nuit quelque peu surréaliste du 25 avril 1974 au Portugal, au cours de laquelle eut lieu le coup d'état militaire, pacifique et lyrique, de la révolution des Œillets, qui mit fin à 48 années de dictature. (...) Elle s'emploie à restituer l'atmosphère de cette nuit particulière, son aspect généreux et désordonné avec ses incidents cocasses, et à reconstituer les péripéties de cet évènement mené par de jeunes capitaines, dont Maia (...) qui n'avaient d'autre ambition que de favoriser la mise en place de la démocratie, avant de se fondre, anonyme, dans la foule, dans le peuple. Maria De Medeiros double cette illustration, réussie, d'un réseau intrigues personnelles.(...) Au total, ponctué de chants révolutionnaires d'une rare beauté, {Capitaines d'avril} est un film (...) qui réserve des surprises émouvantes et qui recèle ses jardons secrets peuplés de personnages remplis d'humanité (...)." (Gilles Marsolais - 2000).

 

Mercredi 20 Janvier 2010 à 20 h 30
THE SADDEST MUSIC IN THE WORLD
De Guy Maddin
Avec Isabella Rossellini, Mark McKinney, Maria de Medeiros
[Can., 2003, 99 min, 35 mm, VOASTIt.]
En 1933, durant la Grande Dépression, une femme d'affaires lance un concours : celui de la plus triste musique au monde. Les membres d'une famille, marquée par une existence dramatique voire cruelle, y participent, ce qui réveille de douloureuses plaies... "{The Saddest Music in the World} est un film hanté par le sentiment de l'histoire, fasciné par le pouvoir fantasmatique du cinéma, et résolument canadien. Il puise une part de sa matière dans la Première Guerre mondiale et la Grande Dépression. Dans l'entre-deux, le récit investit les grands mythes canadiens - l'hiver, la bière, le hockey, les villes que personne n'imagine, les expositions universelles d'un pays discret. Notre situation au nord, légèrement en retrait, permet un regard tangentiel sur le monde. On pourrait résumer ainsi l'argument de l'oeuvre : que serait-il arrivé si un bar de Winnipeg avait été l'hôte d'une exposition universelle de la tristesse ?" (Daniel Canty - 2004)

 

Jeudi 21 Janvier 2010 à 16 h
L'HOMME DE MA VIE
De Jean-Charles Tacchella
Avec Maria de Medeiros, Thierry Fortineau, Jean-Pierre Bacri
[Fr.-Can., 1992, 103 min, 35 mm, VOF]
Aimée, 28 ans, lassée de ne pas trouver de travail, décide de chercher un mari susceptible de la mettre à l'abri des besoins matériels. Elle passe ses journées à enquêter sur d'éventuels époux. Bouquiniste discret, Maurice a tout pour lui plaire : sa désinvolture séduisante, un esprit brillant. Tout sauf une chose : l'argent... "Le résultat est un petit film délicieux, sans prétention, mais tout de même finement moral, dont on retiendra surtout la leçon énoncée par Maurice, ce faux marginal : "il faut vivre comme tout le monde, dit-il, car c'est le seul moyen d'être différent des autres." (Denis Desjardins - 1993)

 

Jeudi 21 Janvier 2010 à 20 h 30
BABEL
De Gerard Pullicino
Avec Tchéky Karyo, Maria de Medeiros, Michel Jonasz
[Can.-Fr., 1999, 95 min, 35 mm,]
"S'inspirant du récit de la Tour de Babel raconté dans la bible, Gérard Pullicino a imaginé la légende d'un peuple fabuleux, les Babels. Son film est le récit d'une aventure : la rencontre des Babels avec les humains. (...), une "comédie d'aventure fantastique" destinée à un public familiale, dans lequel le réalisateur, optimiste, aborde une actualité qui ne l'est que rarement, et à laquelle il attache beaucoup d'importance : les dérapages des médias, la multiplication des conflits dans le monde, les problèmes liés à l'environnement... "L'histoire de la Tour de Babel, c'est celle de notre monde aujourd'hui"." (Cyril Cavalié - 1998)

 

Vendredi 22 Janvier 2010 à 16 h
LE POLYGRAPHE
De Robert Lepage
Avec Patrick Goyette, Marie Brassard, Maria de Medeiros
[Qué.-Fr.-All., 1996, 97 min, 35 mm, VOF]
Une réalisatrice s'inspire du meurtre non résolu d'une amie pour son film. La comédienne choisie pour interpréter celle-ci découvre que son voisin fut l'amant de cette femme et principal suspect du meurtre. "{Le Polygraphe} est donc bien cela, une tragédie où l'être humain tente en vain d'échapper à son destin. On retrouve là ce souci de Robert Lepage d'aboutir à l'universel, de transcender le fait divers pour l'amener à intégrer le grand dessein de l'Histoire en marche. En bref, recoller les morceaux; encore une fois cette image des poupées russes qu'inlassablement on disperse ou réunifie. {Le Polygraphe}, finalement, n'est pas tant une œuvre complexe qu'une œuvre sur la complexité." (Philippe Gajan - 1996)

 

Jeudi 28 Janvier 2010 à 19 h
JE T’AIME MOI NON PLUS : ARTISTES ET CRITIQUES
Documentaire de Maria De Medeiros
[Fr., 2004, 82 min, Beta Num, VOSTF]
Dès que l'on s'intéresse aux relations tumultueuses entre les artistes et les critiques, les anecdotes ne tarissent pas. Il est rare qu'un artiste ne se souvienne pas précisément d'une petite phrase meurtrière qui l'aura marqué à vie. De leur côté, les critiques ont parfois à affronter des situations délicates, sinon périlleuses. Mais une critique peut être bonne aussi, elle peut changer la vie d'un artiste, provoquant le sentiment d'avoir été compris, aimé, pénétré, proche d'un transfert psychanalytique. Curieusement, la relation entre un créateur et un critique, bien que nécessairement publique, est toujours intime. Bref, il y a de la passion dans l'air.